Pourquoi faut-il bannir les GAFAM ?

Rédigé par patrice lepissier - - 2 commentaires
Qu'appelle-t-on les GAFAM : Google, Apple, FaceBook, Amazon, Microsoft ... en réalité on peut y ajouter Twitter, Microsoft, Telegram et toutes les filiales des entités nommées précédemment : Youtube, Instagram, WhatsApp, Snapchat, Skype, etc., etc. Qu'appelle-t-on les GAFAM : Google, Apple, FaceBook, Amazon, Microsoft ... en réalité on peut y ajouter Twitter, Microsoft, Telegram et toutes les filiales des entités nommées précédemment : Youtube, Instagram, WhatsApp, Snapchat, Skype, etc., etc.

Qui sont-ils, que font-ils ? :

  • ce sont des entreprises commerciales, généralement américaines, avec une installation mondiale

  • leur modèle économique est pratiquement toujours le même : offrir un ou plusieurs services gratuitement dans le but de collecter un maximum de renseignements sur ce que font les utilisateurs, ce qu'ils pensent, comment ils réagissent, où ils vont, quand y vont-ils, etc. Ces informations sont décortiquées, stockées puis analysées et compilées dans le but d'obtenir :

    • sur le plan individuel : un profil marketing (goûts, motivations, activités préférées, etc.)

    • sur le plan global : la définition de "tribus marketing" avec leurs codes, leurs façon de réagir, leurs motivations, leurs besoins, etc.

  • ces informations sont ensuite commercialisées soit :

    • directement par de la publicité ciblée : chaque personne voit s'afficher des publicités en rapport avec son profil marketing

    • revendues sous forme de package à d'autres entités commerciales ou non commerciales (partis politiques par exemple) permettant d'obtenir des modèles marketing sur lesquels ils vont pouvoir simuler des actions, puis lancer ces actions avec comme objectif de susciter des besoins (commerciaux) ou des adhésions à des idéaux (politiques).

Pourquoi y a-t-il danger ? :

  • ces techniques sont utilisées, depuis longtemps déjà, en marketing direct, mais les progrès de l'informatique dans les domaines du stockage, de la vitesse de traitement des données et dans les algorithmes appliqués aux bases de données, combinés avec les avancées dans l'analyse lexicale, l'analyse vectorielle des images et l'analyse émotionnelle des sons, ont fait faire des progrès énormes.

  • les GAFA partagent leurs informations entre elles (elles sont même obligées à les partager avec le FBI, Cf le Patriot Act), ce qui donne encore plus de puissance à leurs bases de données.

  • l'objectif du marketing est de découvrir et même de révéler des besoins dans le but de concevoir et commercialiser des produits (Cf Ph Kotler). Ces techniques ont été adoptées et adaptées par le monde politique depuis plusieurs décennies. Les dernières campagnes électorales démontrent à quel point elles sont utilisées à l'heure actuelle. Le marketing trouve donc des sources d'informations infinies dans les bases de données des GAFA.

Conclusion : il est possible, pour une entreprise qui en a les moyens financiers, de manipuler n'importe quelle "tribu" (groupe d'individus dans une situation donnée)(un individu peut appartenir à une ou plusieurs tribus), dans le but de lui faire consommer tel ou tel produit (bien ou service). De même un parti politique ou un mouvement idéaliste peut influencer certaines "tribus" de façon à le faire adhérer à ses idées.

A votre avis, comment Daesch a-t-il réussi à radicaliser autant de jeunes européens, issus de familles très souvent catholiques, pour les entraîner dans un Islam radical ? En utilisant ces sources d'informations qui leur ont donné les codes et les leviers pour agir sur les "tribus" dans un premier temps, puis individuellement. Comment ont-ils obtenu ces bases de données ? Par les entreprises commerciales qui les ont financés ... On ne trouvera jamais le nom de Daesch comme client de Facebook, Google et compagnie.

Le danger est donc évident : en utilisant les outils des GAFA, nous enrichissons leurs bases de données qui vont servir à nous manipuler pour mieux nous faire consommer. C'est du marketing de 4e génération parfaitement adapté aux courants d'idéologies.

Faut-il refuser les réseaux sociaux ?

NON : il faut juste les choisir correctement. soit :

  • les opérateurs des réseaux sociaux doivent être indépendants, contrôlables et avoir une charte éthique de non-diffusion des informations recueillies.

  • il vaut mieux aller vers de opérateurs associatifs que vers des opérateurs privés

  • les logiciels de traitement des données utilisés doivent impérativement être "open source", afin que chaque personne (ayant les compétences) puissent aller vérifier l'utilisation qui est faite des données.

Quel opérateur choisir ? Framasoft propose toute une série d'outils qui peuvent se substituer aux GAFAM, le tout avec une charte éthique et des logiciels "open source".

A vous de choisir ... moi c'est fait : je ne participerai pas à l'enrichissement d'outils permettant de manipuler mes enfants et petits enfants ! J'ai donc banni Facebook, Twitter, Google et compagnie, et ce n'est pas si difficile ...

Et n'oubliez pas que ces mêmes GAFAM, vous les enrichissez financièrement à chaque fois que vous diffusez une information, et ils refusent de payer leur impôts en France et en Europe ...


2 commentaires

#1  - JC.Cluzan a dit :

ça fait peur tout ça ... Mais il vaut mieux le savoir et même si c'est difficile, tenter de contourner les GAFAM qui sont devenus des monstres cherchant à dominer le monde et nous obliger à penser que tout ce qui est bien pour eux est la seule pensée possible ...

ça m'agace !!!

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#2  - Patrice LEPISSIER a dit :

Il est effectivement relativement difficile de se défaire des GAFAM, mais c'est possible, je l'ai fait !
Cela demande quelques efforts et surtout beaucoup de remise en question. L'objectif de ce blog est de permettre à ceux qui le veulent de pouvoir y arriver. Mais j'ai encore beaucoup de chose à y mettre et à organiser.

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